Archive pour la catégorie 'Ahmed Kalouaz'

Absentes, Ahmed Kalouaz

Absentes par Kalouaz

Sa sœur s’est endormie à vingt-cinq ans, une nuit chaude d’août, un camion sur la tête.
Autour du souvenir de cette sœur disparue apparaissent d’autres destins de proches : la femme aimée, partie loin, la mère muette, le père au corps fatigué par les chantiers. Dans l’ombre des vivants et des morts, l’univers est une leçon d’absence.

Ma note:***

Publié dans:Ahmed Kalouaz |on 17 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

Mon coeur dans les rapides, Ahmed Kalouaz

Mon coeur dans les rapides, Ahmed Kalouaz dans Ahmed Kalouaz 46731Partie en camp de canoë en Ardèche, Juliette, 15 ans, fait la rencontre d’un garçon mystérieux, timide et asocial, en vacances dans un hameau voisin. Une relation se noue entre ces deux adolescents peu enclins à la « drague ». Un magnifique roman sur le « premier amour », porté par la très belle écriture d’Ahmed Kalouaz : il a écrit ce livre pour satisfaire ses jeunes lectrices, qui se plaignent parfois de la « noirceur » de ses romans pour adolescents.

Publié dans:Ahmed Kalouaz |on 17 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

Une étoile aux cheveux noirs, Ahmed Kalouaz

Une étoile aux cheveux noirs par Kalouaz

Aux portes de l’automne, un homme entreprend un lent voyage vers sa mère.
Elle a 84 ans, vit depuis quarante ans au huitième étage d’une cité de Grenoble dont elle va devoir partir. La barre est sur le point d’être détruite, mais elle ne se résout pas à abandonner ses souvenirs et ses fantômes, dans cet appartement où elle a élevé ses quatorze enfants. Lui doit parcourir mille kilomètres, depuis la Bretagne où il s’est installé pour la retrouver. Ces mille kilomètres, il a choisi de les faire sur la vieille Motobécane bleue de son père ajourd’hui décédé, celle-là même que ce dernier prenait chaque matin pour rejoindre ses chantiers.
Avec le narrateur, on embarque donc pour une traversée en diagonale de cette France dont il aime tant la langue, les luttes et les espérances. Morbihan, Touraine, Puy-de-Dôme… Il y croise au bord des routes des gens ordinaires, avec qui il échange des mots, un verre. Mille kilomètres à vitesse lente, comme s’écrivent les poèmes, pour mieux retrouver cette femme qui a passé toute sa vie confinée dans les tâches ménagères, depuis sa jeunesse d’orpheline employée dès l’enfance dans les maisons de colons d’Algérie.
Après le portrait bouleversant de son père dans Avec tes mains (Rouergue, 2009, Prix Beur-FM Méditerranée), Ahmed Kalouaz fixe son regard et sa mémoire sur cette mère exilée d’Algérie, arrivée en France dans les années 50 sans rien d’autre que son petit Ahmed dans les bras. Cette femme qui connut les masures sans confort, la peur et le racisme, la soumission, et qui s’est aujourd’hui réfugiée dans la religion.

Elle dont le compte à rebours a commencé : le départ dans un nouvel appartement neuf, mais aussi la vieillesse, le gel de la mémoire, la solitude et la dépossession. à cette mère restée illettrée, Ahmed Kalouaz écrit une lettre d’amour bouleversante, qui réussit à toucher au coeur de chaque humain. C’est aussi une mémoire de l’immigration qu’il nous livre là, une mémoire silencieuse, dont peu de traces demeurent, hormis dans la mémoire de leurs descendants.

Ma note: ****

Publié dans:Ahmed Kalouaz |on 17 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

Avec tes mains, Ahmed Kalouaz

Avec tes mains par Kalouaz

« J’aurais voulu que tu me montres, un jour de connivence, une photo longtemps dissimulée, en me disant que là, quelques jours dans ta vie, tu ne fus ni miséreux, ni soldat, ni travailleur de force, mais simplement un homme avec de la douceur au bout des doigts. »

Il s’appelait Abd el-Kader, né autour de 1917 dans un douar algérien. De ce père aujourd’hui disparu, Ahmed Kalouaz a voulu reconstruire le destin. Ces lambeaux de vie, sauvés du silence, tissent le portrait d’un homme dur à la tâche comme en affection, dont le parcours singulier a été commun à des centaines de milliers d’immigrés maghrébins.

Sans enjoliver ni noircir, Avec tes mains dit l’absence de mots communs entre les deux générations, les regrets et les rendez-vous manqués. C’est un chant d’amour bouleversant, adressé à un père dont la dernière volonté fut d’être enterré au pays, loin des siens.

Ma note: ****

Publié dans:Ahmed Kalouaz |on 17 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

A l’ombre du jasmin, Ahmed Kalouaz

A l'ombre du jasmin

« J’ai vu le jour dans un chaos immense, et je ne m’en rends compte que maintenant. » Ainsi débute le nouveau récit qu’Ahmed Kalouaz consacre à sa mémoire familiale. Dans les deux précédents textes, Avec tes mains et Une étoile aux cheveux noirs, il s’attachait aux figures de son père puis de sa mère. Avec ce troisième volet, il remonte aux sources de sa propre naissance, en Algérie, en 1952 : sa mère lui donne vie alors qu’elle vient de perdre, trois mois plus tôt, une fillette âgée de quatre ans, Mimouna.
L’auteur doit attendre ses soixante ans pour que sa mère lui ouvre enfin le livret de famille, seul endroit où demeure le souvenir des vivants et des morts. Car de cette soeur disparue, on n’a jamais trop rien dit. Nulle photo. On ne sait pas même où elle a été enterrée. Grâce à ces feuillets jaunis sur lesquels sont inscrits prénoms, dates et lieux de naissance et de mort, Mimouna prend corps. Et avec elle, une certaine mémoire de ces temps de l’Algérie coloniale, « vies ordinaires et médiocres » dont on faisait peu de cas, enfants tôt disparus, fillettes tenues à l’écart de l’école.
Pour écrire cette « lettre à la soeur disparue », Ahmed Kalouaz va solliciter les souvenirs de sa vieille mère ou bien invente quand plus rien ne demeure, sauf des ombres. Les jeux de la fillette dans la cour de ce « village carton », où elle fut mordu par un serpent ou piqué par un scorpion. La douleur immense de la mère. L’exil en France qui s’ensuivit, un an plus tard, pour protéger les enfants survivants, un premier fils ayant lui aussi disparu brutalement.
Mais également sa naissance à lui, Ahmed, au coeur de cette tragédie. En creux, c’est son autoportrait qu’il esquisse, celui d’un homme qui s’est saisi de l’écriture, en dépit du désert de mots dans lequel il a grandi. Peut-être la source de ses livres se tient-elle là, conclutil : se saisir du langage pour embellir l’existence, pour garder les vivants souriants et redonner vie aux morts. Un récit à nouveau sobre et bouleversant, dans lequel Ahmed Kalouaz poursuit son travail, rare et irremplaçable, d’exploration de la mémoire des immigrés algériens en France.

Ma note : ****

Publié dans:Ahmed Kalouaz |on 17 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

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